Mister Restrictor Plate

Mister Restrictor Plate

Mister Restrictor Plate est la première partie du volet consacré à Daytona et Earnhardt. Elle s’intéresse à la domination, de celui qui fut également surnommé The Indimidator, à Daytona et Talladega de Dale Earnhardt.

En 1988 la NASCAR impose les plaques de restriction sur les pistes de Daytona et Talladega. L’objectif est bien évidemment de limiter la vitesse des voitures. Cette décision est prise après un accident de Bobby Allison à Talladega en 1987. Résultat, un drapeau rouge de deux heures, à la suite de la destruction de plus de trente mètres de grillages.

Cette bride de la puissance des moteurs réduit la vitesse des voitures, mais augment également l’effet de paquet. À Daytona et Talladega maitriser le draft et éviter les accidents deviennent les clés du succès. Dans ces conditions, un homme émerge de la mêlée, Dale Earnhardt.

S’il compte deux victoires en Cup à Talladega avant l’arrivée des plaques de restrictions, c’était en 1983 et 1984. Il va devenir la référence absolue de ce genre de course. Cup, XFINITY, courses de championnat, course d’exhibition, courses qualificatives, Daytona, Talladega, rien ne lui résiste. En témoigne sa série folle de dix victoires consécutives de 1990 à 1999 dans sa course qualificative des DAYTONA 500. Un record qui a encore aujourd’hui de très beaux jours devant lui.

Des statistiques hors normes

Sur l’ensemble de sa carrière, Dale Earnhardt compte un palmarès XXL de 40 victoires lors des courses disputées avec des plaques de restriction, ce qui lui vaut parmi d’autres surnoms, celui de Mister Restrictor Plate. Un total de victoires vertigineux qui se répartit ainsi :

  • 5 victoires à Daytona en XFINITY
  • 1 victoire à Talladega en XFINITY
  • 1 DAYTONA 500
  • 2 Coke-Zero 400
  • 8 victoires à Talladega
  • 3 victoires à Talladega en IROC
  • 6 victoires à Daytona en IROC
  • 10 Gatorade Duels
  • 4 Busch Clash

Rien qu’en NASCAR Cup Series, sur les 53 courses de championnats disputés avec des plaques de restriction à Daytona et Talladega, c’est une place moyenne à l’arrivée de 9,38. C’est aussi 2135 tours menés (22,09 %), ou encore 9170 tours parcourus (94,87 %) sur les 9666 possibles. Lors de la saison 1990, il mène plus de cent tours sur chacune des quatre courses de championnat. 155 tours aux DAYTONA 500 pour une cinquième place, 127 des 160 tours de la seconde course de Daytona pour une  victoire, 107 et 134 tours des 188 tours des deux courses de Talladega pour à chaque fois le même résultat, la victoire !

Les chiffres sont proprement hallucinants. Qui pourra faire mieux ? Les records sont faits pour être battus. Cependant, annoncer que Dale Earnhardt va trôner tout en haut de la hiérarchie pour l’éternité semble indiscutable. Sur ces courses, Dale Earnhardt avait un plus qui lui permettait de jouer seul dans sa catégorie, tout en haut. Comme à l’automne 2000 à Talladega pour sa dernière victoire en NASCAR, course de laquelle il gratifie le public d’une remontée dont il a le secret dans les tous derniers tours. Ainsi, il décroche une dernière victoire, mais également le million de dollars promis en cas de succès.

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