La bonne surprise Paul Menard

Jusqu’ici, Paul Menard était plus connu pour son invisibilité que pour ses performances et pour cause : il n’avait jamais fait mieux que 26ème du classement général. Mais en ce début de saison 2009, il fait incontestablement parti des bonnes surprises avec Scott Speed.

Petit retour en arrière : en 2004 et 2005, Menard est engagé par la DEI à Watkins Glen afin d’aider le jeune pilote à progresser sur circuits routiers. En 2006, Menard pilote la Chevrolet n°15 DEI pour sept courses et réalise son premier top-10 en carrière à Atlanta en mars avec une septième place. Il réalise également sa seconde saison complète en Nationwide avec une victoire à Milwaukee et une sixième place au général comme en 2005.

En 2007, Menard dispute sa première saison complète, toujours dans la voiture n°15 et termine 34ème du général sans le moindre top-10. En 2008, le pilote DEI signe un top-5 lors de la course d’octobre à Talladega en se classant deuxième derrière Tony Stewart. Il en profite pour signer sa seule pole en carrière à Daytona en juillet.

Début 2009, Menard et son sponsor familial décident de quitter la DEI pour rejoindre Ford et la Yates Racing. Une fois de plus, Menard ne fait rien de sa saison et termine à une anonyme 31ème place au classement général. Suite au passage de la Richard Petty Motorsports à Ford, ainsi qu’à la fusion avec la Yates Racing, Menard est désormais intégré à l’ancienne équipe Dodge.

Cette année, il était bien difficile d’établir des objectifs pour Paul Menard. Le chase semblait utopique, et même un top-20 au général semblait déjà bien au-dessus de ses capacités. Pour beaucoup d’observateurs, Menard ne devait sa présence en Sprint Cup que grâce à son sponsor familial et il était difficile de leur donner tort.

Mais 2010 semble être un déclic pour Menard. Treizième au Daytona 500, il a terminé 18ème à Fontana puis 17ème à Las Vegas avant d’enchainer avec une cinquième place à Atlanta. Et le voila désormais neuvième du général. Pourtant, les statistiques de Menard sont loin d’être exceptionnelles. Si l’on excepte la course d’Atlanta, l’ancien pilote DEI n’avait jamais bouclé plus de 8% de ses tours dans le top-15 avec un rating moyen de 65, ce qui est assez faible.

Toutefois lors des Kobalt Tools 500, Menard a bouclé 55,7 % de ses tours dans le top-15 et a enregistré un rating de 88,7. L’effet Richard Petty Motorsports semble avoir une bonne influence sur Menard.

Si l’objectif chase semble encore très loin pour Paul Menard, on ne peut que louer les progrès d’un pilote que l’on pensait d’un niveau peu élevé et surtout, le pilote Ford semble enfin s’adapter à la COT, ce qui n’est pas un mal. Richard “Slugger” Labbe, son crew chief, y est surement pour quelque chose.

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