L’expérience américaine d’Alain Ferté

L’épisode n’est pas très connu du grand public, mais Alain Ferté a bel et bien failli faire carrière aux Etats-Unis. L’ancien champion de France de Formule 3 (1980) et double vainqueur du Grand Prix de Monaco F3 (1981 et 1982), revient pour US-Racing sur cette tentative avortée.

US-Racing : Vous avez failli courir en Formule Indy…

Alain Ferté : Oui, c’était en 1984.

US-Racing : Comment cela s’était-il passé ?

Alain Ferté : Et bien ça s’est passé bizarrement parce que j’avais fait de la F2 en 1983, mais faute de budget, j’avais dû stopper au bout de huit courses. J’ai travaillé pour l’année d’après, mais malheureusement en 1984 je n’ai pas trouvé de volant. Puis Yves Morisot de Stand 21 m’a dit : « Ecoute Alain, il y a la première course à Long Beach en Formule Indy, viens, je t’emmène aux Etats-Unis ». C’est comme ça que ça s’est fait. Dans l’avion, on a appris que Ligier allait concourir en Formule Indy avec un pilote qui s’appelait Kevin Cogan et une voiture qui a été prête très tardivement. Arrivé là-bas, on a regardé la course. Puis pour l’épreuve suivante à Phoenix, Kevin Cogan ne voulait plus rouler avec cette voiture et j’ai failli le remplacer. C’est Dany Hindenoch qui s’occupait du Team Ligier aux USA et quand je suis allé le voir, il m’a dit qu’il avait failli m’inscrire mais les officiels n’ont pas voulu pour une demi-journée. Il n’y avait pas le temps de passer le rookie test. Ensuite Dany m’a dit : « Ecoute Alain, tu trouves tant d’argent et tu viens finir la saison avec nous. Quand je suis rentré, j’ai trouvé en une semaine ce qu’il me demandait, j’était prêt à partir pour Detroit pour faire la course de Michigan, j’avais mon billet d’avion, mais malheureusement l’association Ligier/Curb était tombée à l’eau. Donc ça ne s’est pas fait.

US-Racing : Il n’y a pas eu ensuite une autre tentative avec Beatrice ?

Alain Ferté : Oui effectivement. C’était en 1985. Il y avait un accord entre Lola et Beatrice pour que je roule en F3000 avec des courses possibles aux Etats-Unis. Mais ça ne s’est pas fait non plus, pour plein de raisons.

US-Racing : Vous aviez failli courir quelques années après en IMSA GTO, sur la Ferrari F40.

Alain Ferté : J’avais fait le développement de la F40 avec Jean-Pierre Jabouille. A la suite de cela, j’avais été enrôlé chez Jaguar et j’avais dit à Jean Sage de contacter mon frère Michel, qui a fait deux ou trois courses là-bas.

Si la piste américaine ne s’est jamais concrétisée pour Alain Ferté, le pilote français a néanmoins continué une belle carrière en Europe, avec une victoire à Silverstone en Championnat du Monde des Voitures de Sport (sur une Jaguar XJR11), plusieurs participations aux 24 Heures du Mans (il a notamment signé la pole position lors de l’édition 1994 sur une Courage) et une reconversion réussie en championnat d’Europe des… camions !

Alain Ferté s’apprête à participer à ses treizièmes 24 Heures du Mans sur une Ferrari engagée en GT2. Les essais préliminaires de la Ferrari n°99 ont cependant été contrariés par une grosse sortie de l’Anglais Ben Aucott.

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