2000-2009 : une décennie de NASCAR Sprint Cup Series (3/10)

2002 : des rookies aux dents longues

Tout fraichement auréolé de son quatrième titre de champion, l’objectif de Jeff Gordon était bien entendu de poursuivre sur sa lancée et d’aller en chercher un cinquième. Vainqueur de sa course de qualificative pour les Daytona 500, la saison 2002 partait donc sur les bons rails pour Jeff Gordon.

Malheureusement pour le champion en titre, il allait rapidement déchanter puisqu’il devra attendre le mois d’août pour décrocher sa première victoire de l’année.

Les Daytona 500 semblaient promis à Sterling Marlin. Mais voilà, lors d’un drapeau rouge en toute fin de course, le pilote Dodge est sorti de sa voiture et a redressé l’avant de celle-ci estimant que cela ne changerait rien à ses performances. Mais la NASCAR ne l’a pas entendu de cette oreille et a donc pénalisé Marlin qui était le pilote qui avait mené le plus grand nombre de tours. C’est finalement Ward Burton qui a remporté cette course devant une armada de Ford. Marlin terminera finalement en huitième position.

Sterling Marlin allait finalement décrocher sa première victoire de la saison à Las Vegas avant de remettre le couvert deux semaines plus tard sur l’exigeant Darlington Raceway. Outre Marlin, ce sont les rookies qui faisaient également bonne impression, puisque Jimmie Johnson décrochait la victoire à Fontana pour la dixième manche de la saison. Ryan Newman, qui effectuait lui aussi sa première saison, n’était pas en reste avec des succès au No Bull Sprint puis au Winston, deux courses hors championnat se tenant sur le Lowe’s Motor Speedway.

Jimmie Johnson remportait la course de Dover du mois de juin, il fera même le sweep sur cet ovale, pour un total cette année de trois victoires. Même s’il ne remportera qu’une course comptant pour le championnat, au New Hampshire en septembre, Ryan Newman sera élu meilleur rookie de l’année d’un souffle devant le pilote de la Hendrick Motorsports.

A Daytona en juillet, Michael Waltrip signait sa deuxième victoire en carrière, sa seconde à Daytona.

Fin août se tient traditionnellement l’épreuve de Bristol en nocturne, les Sharpie 500, course que n’avait jusqu’alors jamais gagné Jeff Gordon. Et alors qu’il était encore en passe d’échouer à trois tours du but, puisque deuxième derrière Rusty Wallace. Mais voilà, le quadruple champion de la NASCAR n’avait pas envie de rater de nouveau la victoire, alors il poussa le champion 1989 dans le virage n°3 pour prendre la tête et ne plus être rejoint. Il mettra ainsi fin à trente-et-une courses sans victoire, sa plus longue série jusqu’alors.

La semaine suivante, Jeff Gordon remportera ses cinquièmes Southern 500 sur le Darlington Raceway après ceux remportés de 1995 à 1998.

Alors qu’il est en tête du championnat, Sterling Marlin se blesse au Kansas. Alors qu’il était dans le milieu du peloton, il tentait de prendre l’avantage sur un adversaire, il s’est retrouvé déventé à la sortie du virage n°2 et Jeff Burton, qui le suivait, n’a pu éviter un léger contact qui enverra la Dodge n°40 percuter violemment le mur extérieur.

En terminant dixième de la course du Kansas, remporté par Jeff Gordon, son équipier et propriétaire de la voiture, Jimmie Johnson allait devenir le premier rookie à mener le championnat de la NASCAR Sprint Cup Series.

Blessé, Marlin devra se faire remplacer par Jamie McMurray dès l’épreuve suivante à Talladega et abandonner ainsi toute chance de remporter le titre, puisque son indisponibilité allait se prolonger jusqu’au terme de la saison.

Jamie McMurray allait créer la sensation en remportant l’épreuve de Charlotte, alors qu’il ne disputait que sa seconde course en carrière.

Tony Stewart décrochait donc son tout premier titre en NASCAR Sprint Cup Series et devançait au final Mark Martin de trente-huit points. Le pilote Roush terminait donc vice-champion pour la quatrième fois de sa carrière après 1990, 1994 et 1998. Avec sept courses de moins que ses rivaux, Marlin est finalement classé à la dix-huitième place du classement à 1097 longueurs du champion.

A venir :

– 2003 : une page se tourne

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