Vers un retour aux sources pour 2012

Bruce Ashmore, Alan Mertens et Tim Wardrop. Trois noms qui ont marqué l’histoire de l’IndyCar des années 80 à la fin des années 90. Ces derniers ont travaillé pour Lola, Reynard, Galmer et March. Tous ces châssis ont gagné des championnats et/ou remporté l’Indy 500. Alors lorsque ces trois hommes ont décidé de s’associer pour proposer un nouveau châssis face à Dallara, Lola, Swift et DeltaWing, il est évident que leur projet doit être pris au sérieux.

Le discours principal des trois hommes est le suivant : remettre le pilote au cœur de l’action en lieu et place de la voiture. Ainsi l’objectif n’est pas d’avoir une voiture extrêmement rapide ou très aboutie aérodynamiquement, mais de disposer d’une monoplace qui accepte la bagarre roue contre roue, les passages sur les hauts vibreurs et qui soit difficile à dompter.

Voici les déclarations d’Ashmore :
Les voitures actuelles ont été construites pour être rapides, mais nous pensons que nous avons besoin d’une voiture qui donne du spectacle. De nos jours, les voitures ne sont pas difficiles (ndlr : ne mettent pas le pilote au défi) et les pilotes ne peuvent pas faire preuve de leurs capacités physiques. Nous voulons une voiture où le pilote puisse attaquer, défendre sa position, et ne pas être mis dehors pas la moindre bosse.

En plus de l’aspect spectacle, la voiture, d’après leur concepteur serait la plus sûre en cas d’accidents. Le groupe d’ingénieurs a d’ores et déjà rencontré le docteur Terry Trammell et le chef technique de l’IndyCar, Les McTaggert pour leur présenter les atouts de la voiture. Voici leur solution :
Regardez comme les pilotes sont assis maintenant. Leurs bras sont coincés contre leur buste et ils ne peuvent rien voir (ndlr : du fait que leurs fesses soient positionnées au plus bas pour abaisser le centre de gravité). Nous voulons donc les faire assoir dans une position plus verticale, leur donner une chance de bouger leurs bras et de tourner leur tête.

Cela rendra la voiture plus sûre et en bougeant le pilote de quelques degrés, cela devrait éliminer les blessures dont ont souffert Vitor Meira et Will Power (ndlr : fractures des vertèbres).

Bruce Ashmore, Alan Mertens et Tim Wardrop sont convaincus de détenir la solution qui permettrait de revenir à une formule gagnante. Leur discours est engageant et indiscutable. Ne reste plus qu’à concrétiser en dévoilant la monoplace. Mais très certainement, le projet comprend d’excellents ingrédients : de la passion, une expérience gagnante et une excellente maîtrise technique.

Rapide historique du parcours d’Ashmore, Mertens et Wardrop :

Bruce Ashmore : il a travaillé pour Lola Cars en tant que designer en chef sur les projets T8800, T8900, T9000, T9100 et T9200. En 1993, Ashmore rejoint Reynard pour dessiner leur premier châssis d’IndyCar. Il n’aura fallu que deux années pour que son châssis supplante le Lola. En 2001 il a ensuite rejoint le Team Forsythe avant de travailler pour RuSport en ChampCar.

Alan Mertens : il a dessiné les châssis d’IndyCar March dans les années 80. Ces derniers ont remporté de nombreuses victoires sur les pistes nord-américaines. En 1988, il décide de monter sa propre structure : Galmer. Rapidement ses châssis sont reconnus et se montrent très menaçant au point que l’écurie Kraco décide de s’équiper chez eux. Résultat, une victoire à l’Indy 500 en 1992 avec Al Unser Jr. pour la première saison des châssis Galmer. En 1994, il s’associe avec Bruce McCaw pour former la feu écurie PacWest Racing pour laquelle ont piloté notamment Mark Blundell, Mauricio Gugelmin ou encore Scott Dixon.

Tim Wardrop : il a travaillé en tant qu’ingénieur en CART puis en IRL, notamment avec le pilote Jimmy Kite. Il officiait ces dernières années en Indy Lights avant de subir une attaque cardiaque.

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