Les écuries refusent la nouvelle voiture !

Décidément l’histoire de la monoplace américaine est un éternel recommencement. Alors que tous les acteurs semblaient être tombés d’accord en vue de la future monoplace, voilà que tout d’un coup les patrons d’écuries montent au front et rejettent le concept !

C’est Tony Cotman, récent responsable du projet 2012 qui a avoué avoir reçu les inquiétudes des écuries. Ces dernières lui demandaient combien le nouveau projet allait leur coûter. Et alors que la monoplace n’en est encore qu’à ses balbutiements, Cotman n’a pu leur donner aucune indication. De quoi refroidir les dirigeants dans un contexte économique difficile.

Voici les arguments d’Eric Bachelart, de l’écurie Conquest Racing :
La série a décidé de construire une nouvelle voiture et n’a pas consulté les équipes. Nous nous demandons tous comment nous allons pouvoir payer pour le nouvel équipement étant donné l’économie actuelle et la valeur de notre série.

Nous avons demandé à Tony (Cotman) combien allait nous coûter la nouvelle monoplace et il n’a pas été capable de nous le dire. Nous sommes donc gênés vis-à-vis de ça.

L’information lâchée par Bachelart est très étonnante lorsque l’on sait que le comité qui a élu la nouvelle voiture comptait dans ses rangs Gil de Ferran, désigné par ses pairs pour les représenter dans les discussions concernant la future voiture.

Mais que tout le monde se rassure, les patrons d’écuries ne créeront pas un nouveau championnat. Un directeur d’équipe désirant rester anonyme l’a confirmé.

Du côté de l’illustre A.J. Foyt, son opinion est à l’opposé total de l’avis général :
Je ne pense pas que la plupart d’entre eux savent ce qu’ils veulent et vous ne pouvez pas changer d’avis toutes les cinq minutes (…). J’ai parlé à Dallara et s’ils font ce qu’ils annoncent, je pense que ce sera une bonne affaire. Pour moi, je sais juste que nous devons rendre la course moins chère ou nous nous retrouverons sans boulot.

Le mot de la fin est revenu à Randy Bernard, Président de l’IndyCar. Ce dernier a tenu à préciser que les discussions étaient à un stade trop avancé avec Dallara, Honda et l’état d’Indianapolis (qui accueillera une nouvelle usine Dallara) pour reculer.

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